Un régime d’athlète
Donc hier on est rentrés à la maison. Mine de rien après autant de temps passé à l’hôpital, il faut quand même reprendre nos marques tout doucement.
La plus grosse différence, c’est qu’Éloïse a du garder une sonde naso-gastrique. Avec les 9 jours de jeune forcés sur la première occlusion et les 4 jours supplémentaires sur la deuxième, son poids a totalement décroché. Elle qui n’avait toujours pas repris son poids d’avant la greffe, la voilà maintenant bien en dessous des courbes, il va falloir faire de notre mieux pour remédier à tout ça.
Du coup avec les explications des nutritionnistes, j’ai l’impression d’avoir intégré l’équipe de préparation d’une athlète en vue des prochains JO. Objectif journalier: 950g d’aliments par jour.
À l’hôpital, le rythme était bien calé, le tempo étant fixé par les soins tout au long de la journée avec une tactique simple mais efficace: 6 repas de 150g de lait, légumes ou fruits, et on complète ce qui n’est pas pris avec du lait dans la sonde. Les ajustements supplémentaires se font pendant la nuit avec des biberons par la sonde également.
À la maison, tout change. Déjà, on a reçu l’instruction de passer à la vitesse supérieure: biberon de lait concentré ++, graisse supplémentaire dans les fruits, poudre hyper-calorifique dans les légumes. Mais surtout, avec la tentation des jeux, de la station-debout, mais des contre-coups de fatigue, pas toujours évident d’être dispo à l’heure des repas. On pourrait céder à la facilité de lui passer un maximum le lait par la sonde, mais le but est quand même qu’elle s’alimente elle-même.
Ce soir, on avait prévu une panade “Hello Cresh” de chez les petits Gus, mais Éloïse n’ayant pas très faim j’ai d’abord préparé des pâtes pour Caroline qui elle était affamée. Ni une ni deux, Éloïse a changé d’avis et s’est mise au diapason avec maman à grand renforts d’exclamations ! il restera deux biberons pour la nuit, on mettra les réveils.